Nova Studio

Guide des pré-prompts

La to-do pas-à-pas pour travailler un modèle jusqu'à l'ultra-satisfaisant, et le guide complet en dessous. Vos coches sont enregistrées par modèle.

Travailler un modèle, étape par étape

Modèle en cours :

Le guide complet

1. D'où vient la plus-value d'un pré-prompt

Un client moyen écrit « mon produit sur une table, joli fond ». Le modèle image fait alors ses choix par défaut, et les défauts par défaut : produit petit, lumière plate, décor générique, rendu artificiel. Notre plus-value tient en quatre choses qu'il ne sait pas faire :

  • Le vocabulaire technique. « soft window light from the side, gentle gradual shadows » produit une lumière que « belle lumière » ne produira jamais. Le lexique visuel est notre réservoir : chaque fragment est un morceau de pré-prompt prêt à l'emploi.
  • La précision photographique. Cadrage, focale, profondeur de champ, matière : chaque couche décrite est une décision que le modèle ne prend plus au hasard.
  • Les interdictions explicites. Les modèles ont des tics (peau plastique, texte inventé, produit noyé). Une ligne d'interdiction élimine un tic récurrent.
  • La structure. Nos prompts s'empilent toujours dans le même ordre, et le moteur ajoute le contrat de conservation (VCE) et le template par-dessus.
[MÉCANIQUE]     ce que l'image EST : « splash shot », « before-and-after », « typography-hero »
[MISE EN SCÈNE] le décor et l'action : c'est ICI que vivent les variables {a|b|c}
[LUMIÈRE]       type, direction, dureté (vocabulaire du lexique)
[CADRAGE]       où est le produit, quelle part du cadre il occupe
[MATIÈRE]       ce que la surface doit dire, le grain, la netteté
[INTERDICTIONS] les tics à tuer, nommés explicitement

⚠️ Règle absolue : on ne décrit jamais le produit : le VCE et les masters s'en chargent. Un pré-prompt qui dit « a red bottle » casse la conservation.

2. La variété sans dérive : les variables fermées

Le fixe, c'est le thème : mécanique, qualité de lumière, place du produit, interdictions : jamais dans une variable. Le variable, c'est l'habillage : décor précis, direction de lumière, accessoires : chaque {option a|option b|option c} est tiré au sort à chaque image.

  • Plus d'options dans un slot → plus de variété, même thème.
  • Plus de slots → variété combinatoire (3 slots × 3 options = 27 mondes).
  • Options trop éloignées entre elles → dérive : le thème se dilue, resserrer.
  • Zéro slot → le modèle devient un tampon : même image à chaque fois.

La bonne maille : 2 à 3 slots de 3-4 options, sur le décor et la lumière, jamais sur la mécanique. Chaque option doit pouvoir être défendue comme « le même modèle » : si vous hésitez, elle n'a rien à faire là.

Le troisième registre : les saisies client. Certaines choses ne peuvent être ni fixes ni tirées au sort, parce qu'elles doivent être précises au produit ou à la marque : le texte d'une offre, un titre affiché, un nom. On les écrit [[Étiquette]] dans le prompt : quand le client choisit le modèle, chaque saisie devient une petite case sous la barre. [[Étiquette|défaut]] pré-remplit la case, [[?Étiquette]] la rend facultative (vide = retirée proprement, comptée comme rien du tout). En essai dans l'Atelier, les saisies se résolvent à leur défaut. Résumé de la grammaire : le fixe = le thème, {a|b|c} = la variété, [[...]] = ce que seul le client peut savoir.

3. La boucle d'amélioration

C'est exactement la to-do cochable ci-dessus. Les points clés : juger par défauts nommés (jamais « bof ») ; un défaut vu trois fois = une ligne de prompt (positif pour imposer, négatif pour interdire) ; comparer à variable unique (même produit, seul le prompt change) ; viser ~9 images sur 10, puis tester la polyvalence sur trois produits très différents.

Le coût réel d'un modèle « or » : une itération = 2 images ≈ 0,10 $ ; 5 à 8 itérations + le test de polyvalence ≈ 20-30 images, soit ~1,50 $ pour un actif qui servira des milliers de générations.

Les sept défauts qui reviennent : produit trop petit ou mal placé · lumière plate ou incohérente · décor générique · rendu IA (peau plastique, netteté partout, symétrie parfaite) · texte illisible ou inventé · le thème ne se lit pas · deux tirages trop semblables.

4. Ce que le client voit

  • Modèle officiel : prompt caché, options exposées. Le client clique la vignette ; la barre ne reçoit pas le pavé anglais, mais les variables deviennent des chips lisibles en français. Son champ de texte reste libre pour sa scène.
  • « Mes modèles » et la bibliothèque d'exemples : prompt visible, copiable, modifiable : celui qui veut apprendre soulève le capot.
  • L'Atelier : tout visible, pour nous.

5. Qui fait quoi

Vous : les salves, les verdicts en défauts nommés (une phrase suffit : « le produit fait 20 % du cadre, il en faut 50 »), et l'édition en place quand vous voulez itérer seul. Claude : traduire les défauts durs en contraintes anglaises, équilibrer les slots, promouvoir les validés, générer les covers. Le journal : la mémoire commune, chaque retouche dit pourquoi.

6. Les pièges déjà payés

  • La peau parfaite trahit l'IA → tout modèle avec des humains porte les contraintes de réalisme (pores, asymétrie, grain).
  • Jamais le produit en variable ni dans la description.
  • Un texte rendu = GPT Image 2 (routage automatique), et le texte exact vient du client, jamais inventé.
  • Le kit de vente est un intrant : un modèle qui invente des bénéfices est refusé d'office.